Dans les coulisses de l’usine Val’Up à Ghlin

Dans les coulisses de l’usine Val’Up à Ghlin

Claude Widart

 

Depuis quelques mois, une usine ultra moderne trie nos déchets de plastiques et en métal, rue de l’Orbette à Ghlin. Avec Val’Up, c’est moins de déchets incinérés et plus de matières recyclées. Nous avons visité ses installations. Impressionnant !

Nous nous trouvons au cœur de l’usine. A gauche, à droite, au-dessus de nos têtes ou sous nos pieds, des déchets défilent à toute vitesse sur des bandes transporteuses. Il y en a partout ! En réalité 170 bandes acheminent les déchets vers leur destination finale dans un bruit assourdissant. Exactement 5.000 sacs bleus remplis de PMC sont traités par heure, ce qui représente 12 tonnes de déchets par heure.

Ceux-ci suivent des chemins différents selon leur matière repérée par une vingtaine de tris optiques. Toutes ces étapes sont effectuées sans la présence de personnel, mais des caméras suivent le processus en permanence.

210 équipements

Les équipes chargées du tri se trouvent plus loin, à la fin de la chaîne, en cabine, sorte de local isolé sur le plan acoustique. C’est ici que la main de l’homme dispatche les matières qui ont échappé à la vigilance des machines dans la bonne direction. « En tout, il y a 210 équipements différents pour trier les déchets », explique Nathalie Halbot, directrice de Val’Up à Ghlin. Aujourd’hui, 42 personnes travaillent dans la nouvelle usine, mais d’ici avril, leur nombre aura plus que doublé (lire ci-contre).

« Depuis son lancement, l’usine connaît ses petits défauts de jeunesse car nous sommes toujours en phase de test, ce qui est normal, mais à terme nous travaillerons à trois pauses, c’est-à-dire jour et nuit et cinq jours par semaine. »

Ce sera en principe pour le printemps 2022.

Coût : 36 millions

En août 2020, la construction de la nouvelle usine commençait sur un terrain situé près de bpost et de H&M à Ghlin, loin des habitations. Val’Up dont l’investissement représente 36 millions € réunit quatre partenaires : les intercommunales IDEA, IPALLE, de même que Suez et Vanheede. C’est ainsi que les sacs bleus (et uniquement les bleus) provenant des zones de ramassage des déchets de La Louvière, Mons-Borinage, du Tournaisis, et du sud Hainaut sont acheminés à Ghlin.

Avant, les sacs PMC de Mons-Borinage étaient traités dans les installations de Valodec rue de Ciply à Cuesmes.

« L’objectif de Val’Up est d’éviter l’incinération en recyclant le maximum de déchets », souligne Nathalie Halbot. « Plus de tri pour plus de recyclage… »

Mais le devenir des déchets une fois triés n’incombe pas à l’usine ghlinoise. « Val’Up n’a pas cette responsabilité, nous sommes simplement mandatés pour le tri. »

Du mobilier de jardin

C’est ainsi que par exemple, les bouteilles en plastique une fois triées et compressées en « cube » partiront vers des usines où l’on fabrique de nouveaux contenants en plastique. Les déchets métalliques connaîtront une nouvelle vie après un passage par la sidérurgie, les cartons de boisson seront également réutilisés à ce titre. Tandis que d’autres plastiques deviendront du mobilier de jardin…

« Nous sommes dans un marché en pleine révolution », poursuit la directrice de Val’Up. « On sait que les types de plastique vont évoluer dans le futur. C’est important pour nous d’avoir une veille technologique. Ici à Ghlin, nous avons des outils de la dernière génération, nous sommes prêts à nous adapter… Peut-être qu’à l’avenir certains plastiques seront reconnus par tri optique via un QR code ! »

Source : https://lameuse.sudinfo.be/885029/article/2021-12-17/dans-les-coulisses-de-lusine-valup-ghlin-capable-de-trier-5000-sacs-bleus-heure
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