Premiers pas vers un changement radical

Principes d’économie circulaire

Le modèle de l’économie actuelle a atteint ses limites, nous en sommes tous conscients.

Les interrogations liées aux récentes crises financières, l’inéluctabilité de la future crise énergétique, l’augmentation des coûts des matières premières et les effets du réchauffement climatique nous forcent à repenser les fondements même de l’industrie telle que nous la connaissons actuellement.

Une nouvelle révolution industrielle est en marche.

Pour parvenir à s’intégrer dans ce nouvel élan, les entreprises, les salariés ainsi que les institutions devront s’adapter.

L’économie de demain ne sera plus être calquée sur le modèle des multinationales mais plutôt sur celui des secteurs intermédiaires, plus petits, plus diversifiés, plus citoyens.

On voit bien que le modèle actuel s’est emballé et ne peut conduire qu’à une impasse :

Le renouvellement de plus en plus rapide des produits de consommation dû à l’obsolescence programmée, à la dictature de la mode et aux effets pervers du marketing sont tous des facteurs qui conduisent à une surconsommation de biens.

Cette surconsommation entraîne elle-même celle des matières premières et des énergies, ce qui contribue à accélérer l’épuisement des ressources planétaires et à augmenter les émissions de CO2.

L’enjeu de cette révolution consiste à repenser et restructurer en profondeur le système pour tenter de le faire évoluer vers un mode de fonctionnement plus écologique.

Il est urgent de sortir de cette fuite en avant destructrice et annonciatrice de conflits liés à l’accès et au contrôle des ressources.

 

Une consommation respectueuse de l’environnement

L’économie circulaire tente à remplacer notre modèle actuel d’économie, dite linéaire.

Elle applique le principe des écosystèmes naturels dans lesquels rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Depuis l’avènement de l’ère industrielle la consommation n’a cessé de croître selon le principe « extraire-fabriquer-consommer-jeter ».

economie_linaire

Ce mode de fonctionnement a plusieurs impacts négatifs sur l’environnement :

 

Premièrement, sur la consommation des ressources.

           Toutes les études montrent que les réserves naturelles de matières premières, que l’on pensait inépuisables, s’amenuisent considérablement.

           Leur utilisation en augmentation constante (démographie exponentielle, obsolescence programmée, effets de mode,…) épuise les                réserves de la terre, ce qui dans un futur assez proche, entraînera une augmentation élevée des prix ainsi que des conflits pour le                contrôle de ces ressources.

 

Deuxièmement, sur la consommation d’énergie.

          La transformation de certaines matières premières nécessaires à la fabrication de produits de tous les jours comme le plastique,                   l’aluminium, les aliments,… est consommatrice d’énormément d’énergie principalement fossile et provoque donc un important rejet de           CO2 dans l’atmosphère, dont les effets néfastes ne sont plus à prouver.

 

Troisièmement, sur la production de déchets.

         Les ressources utilisées dans le cadre de l’économie linéaire sont en grande partie transformées en déchets, soit en cours de                        production, soit en fin de vie.

 

Ce modèle n’est plus viable, il est urgent de changer drastiquement notre façon de penser la production et la consommation sous peine de mettre l’humanité en danger.

 

L’économie circulaire, permet une consommation beaucoup plus respectueuse de l’environnement.

 

Du point de vue des ressources :

Toutes les matières sont recyclables à l’infini (au moins en théorie).

Comme dans la nature, le déchet des uns devient la matière première des autres. Utiliser les déchets comme ressource en généralisant le recyclage permettra de puiser nettement moins dans les ressources naturelles de la terre.

Du point de vue de la consommation d’énergie :

La fabrication à partir de produits recyclés est beaucoup moins énergivore.

Les énergies fossiles, encore grandement majoritaires dans la plupart des processus d’extraction, de fabrication et de distribution, produisent une quantité incroyable de CO2.

Il convient de les remplacer par des énergies beaucoup plus propres.

Du point de vue de la production de déchets :

L’économie circulaire prône la réutilisation, la réparation, le réemploi et le recyclage des produits de consommation, ce qui diminue fortement la quantité finale de déchets produits.

 

Les trois piliers de l’économie circulaire pour un changement durable de notre économie

 

La route est encore longue pour un changement des mentalités.

L’appât du gain, le manque de compassion, l’entropie ambiante, la lourdeur et l’inertie du système mis en place sont autant de freins à un changement profond de notre système économique.

Ce changement doit se faire à tous les niveaux et chacun d’entre nous, consommateurs, producteurs, politiques doit s’impliquer dans la révision profonde de notre façon de vivre.

 

Economie Ciruculaire

 

L’économie circulaire se base sur trois grands piliers où chaque acteur a son rôle à jouer :

Offre des acteurs économiques  

Les industriels ont un rôle essentiel à jouer dans la voie à suivre vers ce changement.

  • En matière de consommation d’énergie:

         Les industries doivent passer progressivement à un approvisionnement en énergie durable c.à.d. passer de l’énergie fossile à une                énergie verte moins productrice de CO2.

  • En matière de conception et de design.

         Les produits doivent être conçus de manière à pouvoir facilement les réutiliser ou les réparer et d’en recycler leurs composants. On              parle ici d’écoconception.

  •  En matière de fabrication, les produits doivent être conçus de telle façon à éviter les intrants et les rejets toxiques.                                  

Ils doivent également s’inscrire dans une transition vers une économie de fonctionnalité.

C’est un concept qui vise à diminuer la possession de produits et à promouvoir leur utilisation

Vendre non plus un produit mais un service et conscientiser le consommateur à l’usage plutôt qu’à la propriété.

Demande et comportement des consommateurs

Chaque citoyen doit devenir éco-responsable.

Un profond changement de mentalité dans nos habitudes de consommation doit être la base du renouveau de notre économie.

Cela passe par des gestes simples de la vie de tous les jours, utiliser sa voiture le moins possible, favoriser le co-voiturage, débrancher les prises des appareils électriques après usage, réparer au lieu de jeter automatiquement, trier ses déchets, faire du compostage, avoir un potager, diminuer ses emballages plastiques, acheter des vêtements de seconde mains, favoriser le réemploi,…

Petit à petit, des initiatives voient le jour un peu partout à travers le monde. Il faudrait maintenant que la classe politique prenne conscience du rôle qu’elle a à jouer et s’implique réellement dans ce vaste chantier.

Enseignement, économie, alimentation, énergie, démocratie… le changement doit être partout et multiple.

Certaines habitudes seront difficiles à modifier et ce changement pourra générer temporairement de l’inconfort, mais depuis trop longtemps nous avons refusé de voir la réalité.

Il temps maintenant de tous passer à l’action.

 

Gestion des déchets

Dans le principe d’économie circulaire on ne parle plus de déchets mais plutôt de ressources.

95% des déchets produits dans le monde peuvent être réutilisés.

L’objectif est de fermer la boucle et d’intégrer les déchets comme matière première dans la conception de nouveaux produits, de manière à ne plus puiser dans les ressources naturelles de la planète.

Chacun est concerné, mais les approches sont différentes lorsqu’on parle de gestion de déchets à son domicile ou en entreprise.

  • A titre privé, il suffit de limiter au maximum le volume de déchets mis aux poubelles, notamment en utilisant des contenants réutilisables, en compostant ses déchets organiques, en donnant une seconde vie à certains de ses objets,…

Pour ce qui doit être malgré tout jeté, il faut s’engager le plus possible dans la voie du tri sélectif, critère essentiel de réussite en                    matière de recyclage, tant du point de vue de son taux que de la quantité d’énergie nécessaire.

L’écologie industrielle est un concept assez récent, c’est une notion et une pratique de management environnemental visant à limiter            les impacts de l’industrie sur l’environnement.

L’écologie industrielle recherche une optimisation à l’échelle de groupes d’entreprises, de filières, de régions et même de système                industriel dans son ensemble.

Elle favorise la transition du système actuel vers un système viable, durable, inspiré par le fonctionnement quasi cyclique des                        écosystèmes naturels avec 4 grands objectifs :

> valoriser les déchets comme ressource

> boucler les « cycles de matières »

> dématérialiser les produits et les activités économiques

> décarboniser l’énergie

Changement Urgent

Rome ne s’est pas faite en un jour, le chemin est encore long avant que l’humanité ne vive en parfait accord avec la planète.

Par contre, un changement général de nos mentalités est plus qu’urgent si nous ne voulons pas atteindre le point de non-retour !

Une étude de la Simon Fraser University (SFU) de Vancouver publiée dans la revue Nature montre qu’un effondrement total de la planète risque de se produire d’ici la fin du siècle.

L’étude, menée par 18 scientifiques, soulève plusieurs points inquiétants : la dégradation générale de la nature et des écosystèmes, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes et le changement radical du bilan énergétique global. Ces modifications finiraient par devenir irréversibles. D’après le directeur de l’étude : « les hommes n’ont rien fait de réellement d’important pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes. C’est comme si on refusait d’y penser. Nous ne sommes pas prêts. Mes collègues ne sont pas simplement inquiets. Ils sont terrifiés ». 

L’heure n’est donc plus à la réflexion mais à l’action, chacun d’entre nous se doit de contribuer concrètement  pour inverser cette tendance.

 

GRSE
Duvigneaud
Sametal
Wilmet